L'entraînement mental au tennis de table
Au tennis de table comme dans les autres disciplines sportive, le choix des techniques d’entraînement mental est soumis à des règles incontournables :
- L’athlète doit adhérer totalement au programme qui lui est proposé.
- Une relation de confiance entre le joueur et son entraîneur est primordiale.
Ces deux premiers éléments réunis, les trois facteurs suivants doivent être pris en compte :
- Les exigences physiques de l’athlète
- Les exigences psychologiques
- Les besoins psychologiques de l’athlète
Au tennis de table, la combinaison de techniques d’entraînement mental suivante peut être appliquée :
- Exigences physique : Aérobie et Anaérobie
- Exigences psychologiques : Contrôle émotionnel et Intensité de l’attention
- Techniques d’entraînement mental possibles : Monologue positif, fixation de buts, imagerie mentale.
La fixation de brut invite le sportif à réfléchir sur sa pratique et sur les stratégies mises en œuvre pour atteindre les buts fixés. Cette démarche conduit le pongiste à rationaliser ses méthodes d’entraînements.
L’entraînement mental permet de rompre avec la monotonie des séances d’entraînement. Elle nécessite une étroite collaboration ainsi qu’une réelle confiance entre les différents intervenants (joueurs, entraîneur voire psychologue).
L'imagerie mentale se caractérise par la répétition symbolique (intérieure) d'une action ou d'un mouvement sans bouger le corps. Cette technique part du principe que le cerveau ne fait pas la différence entre un geste réalisé physiquement et le même geste réalisé mentalement. Cette méthode peut se faire à la 1ère personne, le sportif impliqué dans l’action imagine son corps exécuter le geste et ressent toutes les sensations, ou à la 3ème personne, dans ce cas l’athlète se voit exécuter le geste. Cette perspective externe permet de traiter beaucoup d'informations visuelles est offre un périmètre d'analyse plus large. L’imagerie mentale est particulièrement efficace sur les sportifs capables d’imaginer un geste précis et d’en ressentir les moindres mouvements. Sur les débutants, cette méthode n’a que peu d’intérêts.
Associée à des exercices physiques et à des séances de relaxation, elle est plus efficace.
Un entraînement mental combinant quatre techniques comme la relaxation, l’imagerie mental, le monologue intérieur positif et la fixation de buts améliorerait significativement le niveau de performance des athlètes de haut niveau.
Paivio a mis en lumière en 1985 la fonction cognitive et la fonction motivationnelle de l’imagerie. La fonction cognitive est l’utilisation de l’imagerie mentale pour l’exécution de gestes techniques spécifiques et la mise en place de stratégies avant la compétition. La fonction motivationnelle est l’utilisation de l’imagerie pour atteindre des buts, faire face à des situations et gérer le niveau d’éveil.
La plupart des grands champions utilisent l’imagerie mentale soit pour préparer une compétition, soit de façon préparatoire à l’action dans le cadre d’une compétition, avant un service par exemple. Mais les sportifs ne sont pas en mesure d’expliquer la démarche en détail.
L’imagerie sert à améliorer la performance de deux manières. D’un point de vue physiologique, l’imagerie est utile pour ajuster le niveau d’éveil de l’athlète, en vue d’une performance optimale. D’un point de vue cognitif, l’imagerie aide l’athlète à se concentrer sur une tâche déterminée.
Plus le sportif est en mesure de contrôler l’imagerie (interne ou externe) et plus l’imagerie est efficace. De la même façon, plus le sportif est en mesure de concevoir des images vives et claires et plus les techniques d’imagerie portent leurs fruits.
Le système nerveux est capable de contrôler toute l’étendue des mouvements humains. L’imagerie mentale suscite une activité des muscles suffisante pour activer leurs récepteurs. Mais il est possible de se focaliser spécifiquement sur le contrôle de ces muscles même en absence de rétroaction provenant d’eux.
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