FC Max, seuil ventilatoire : les signaux qui témoignent de nos limites

Le sport nous amène à nous dépasser constamment en améliorant nos capacités physiques. La performance d’un sportif résulte de nombreux facteurs comme l’effort,  la tactique mise en œuvre ou encore l’alimentation. Cette optimisation de la performance sportive n’est pas sans risque  et le sportif doit apprendre à écouter son corps et à déterminer ses limites. Comment déterminer sa FCM ? Quels sont les seuils de vigilance ?

La fréquence cardiaque maximale

La fréquence cardiaque est le reflet de la dépense énergétique et selon la formule d’Astrand a une limite théorique : Fréquence cardiaque maximale = 220 – âge (en années)
formule d'Astrand FMC
formule d’Astrand – fréquence cardiaque maximale
La fréquence cardiaque maximale (FCM) varie selon la génétique individuelle, l’intensité et la nature de l’entraînement sportif. Vous pouvez la mesurer grâce à un cardio-fréquencemètre où elle correspond à la fréquence affichée à la fin d’un effort intense d’au moins 1 minute.

Le seuil de vigilance

Selon votre âge, repérer la FCM théorique puis comparez-là à la mesure relevée sur le cardio-fréquencemètre. Si la mesure est en dessous de 60 % de la FC Max, la pratique sportive n’apporte pas de bénéfice cardiaque notable (ce qui ne veut pas dire qu’elle n’a pas d’effet positif sur la santé). Pour progresser il faut aller régulièrement jusqu’à 80% ou environ 10 battements cardiaques en dessous de la FCmax, pendant plusieurs minutes en continu. L’avis du médecin sur la fréquence cardiaque et l’activité sportive pratiquée est fortement souhaitable.

Le cardio-fréquencemètre

Le cardio-fréquencemètre enregistre la fréquence cardiaque et la restitue sous plusieurs formes avec des statistiques plus ou moins affinées. L’intérêt du cardio-fréquencemètre réside en certaines fonctions comme les alarmes qui se déclenchent lorsque le rythme cardiaque se rapproche d’un niveau prédéfini comme la fréquence cardiaque maximale par exemple. Certains modèles prennent en plus la pression artérielle et enregistrent un électrocardiogramme simplifié.

Le seuil ventilatoire pour évaluer sa VO2Max

Un bon niveau ventilatoire permet aux sportifs de ne pas être essoufflés après une activité physique soutenue. Une méthode permettant d’évaluer son seuil ventilatoire consiste à courir à une vitesse de qui ne permet plus de parler. Lors de l’activité physique, le métabolisme produit de l’acide lactique en proportion de l’intensité de l’effort fourni. Cet acide lactique est éliminé en partie par la respiration. Souffler sans pouvoir prononcer un mot témoigne d’un niveau lactique sanguin autour de 4 mml/litre. C’est le seuil ventilatoire qui indique que l’on a atteint sa limite métabolique et cet épuisement impose de ralentir ou de suspendre l’effort en cours. Il est assimilable à la V02max s’il concerne un effort d’endurance.

La VO2Max ou consommation maximale d’oxygène.

Notre énergie vient principalement d’une combustion cellulaire à base d’oxygène. La respiration joue donc un rôle central mais qui a une limite énergétique appelée « consommation maximale d’oxygène ». Elle dépend de l’entraînement physique, de la génétique, de l’état de santé, du poids, de l’âge, du climat… La V02max n’est donc pas figée et on ne la connaît qu’en expérimentant ses limites physiques en endurance. La VO2Max a par ailleurs des impacts cardiaque : Plus la VO2Max est élevée et plus les battements de cœur sont lents à effort égal.

1 commentaire

  1. Le surentraînement est l’un des risques du coureur assidu. Il aboutit aux effets inverses à ceux attendus, souvent de manière insidieuse. Le sportif surentraîné se fatigue plus vite et ne progresse plus. Ses performances baissent malgré le temps passé à s’entraîner. Le surentraînement peut avoir des répercussions sur le corps (par exemple des traumatismes articulaires, musculaires ou osseux) et sur le psychisme (démotivation, diminution du plaisir de pratiquer, état dépressif, etc.).

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