Techniques de jeu au Tennis de table

Le toucher de balle, la frappe de la balle et les effets

Dans les premiers temps, les raquettes étant en bois brut, la balle était contrôlée uniquement par l’inclinaison de la raquette au moment de l’impact et par la puissance de frappe. Plus tard, le plastique avec picots, mais sans épaisseur, qui recouvrit le bois permit d’amortir davantage les coups. La révolution est venue avec l’arrivée des mousses synthétiques, qui ont augmenté l’adhérence de la balle sur la raquette et sa vitesse de propulsion. Avec leur raquette, les joueurs ont pu ainsi varier les effets sur la balle, et accélérer la vitesse des échanges. Il faut savoir que les revêtements chinois sont ceux à la mousse la plus dure (donc avec un moins bon toucher de balle) mais aussi ceux à la surface la plus adhérente parfois on les dit même « collants ». Les effets les plus courants sont le coupé (ou poussette) et le top spin.

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Le coupé

Pour faire une balle coupée, il faut mettre sa raquette quasiment à l’horizontale et passer en dessous de la balle, en allant vers l’avant. C’est un peu le contraire du top spin et c’est en général un coup de défense (effectué alors loin de la table) ou un coup dit d’attente appelé aussi « poussette » (effectué alors au dessus de la table et en général en début de point, quand la balle n’a pas encore acquis trop de puissance). Le but de ce coup est d’empêcher l’adversaire d’attaquer dans de bonnes conditions. En effet, la balle étant coupée, elle a tendance à « plonger » dans le filet ; pour passer le filet, l’adversaire va être obligé de lever la balle, au risque de la mettre hors de la table.

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Le top spin

Variante apparue avec les raquettes à mousse synthétique, ce coup consiste à « frotter » la balle de bas en haut de manière à imprimer à la balle une rotation d’arrière en avant, c’est-à-dire que le contact entre la raquette et la balle soit le plus long possible grâce à un ample mouvement de « brosse ». Un bon top spin est un compromis entre frotter la balle le plus fin possible et une accélération au moment de l’impact. Si la raquette possède un revêtement adhérent, la balle va tournoyer en prenant une trajectoire parabolique : après être montée, elle va plonger très rapidement et accélérer en touchant la table, ce qui est déstabilisant pour l’adversaire. Pour renvoyer la balle sur la table, celui-ci est obligé de « fermer » l’angle de sa raquette (ce qu’on appelle « faire un bloc »), sinon la balle repart en montant encore plus (à cause de l’effet lifté) et sort.

En général, lorsqu’un joueur reçoit une balle coupée longue, il renvoie soit en coupé soit en top spin .

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le top spin « rotation » (ou « lifté »)

La rotation imprimée à la balle est très grande, la balle n’est pas très rapide, mais sa trajectoire est très courbée, plongeante. Ce type de coup est en principe effectué sur une balle coupée, pour inverser la rotation de la balle. Ce coup est également nommé « démarrage », car il permet de se sortir des balles coupées, et de faire un topspin frappé sur la balle que l’adversaire renvoie. Si l’adversaire ne fait pas attention à l’angle d’inclinaison de sa raquette, la balle peut monter et sortir de la table très facilement.

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le top spin « frappé »

Son nom pourrait laisser penser qu’il contient moins de rotation que le top spin « rotation », mais c’est faux : il est avant tout beaucoup plus rapide, et contrairement au top spin « rotation » dont le but est de « lancer le jeu », le but du top spin « frappé » est d’accélérer et/ou de conclure le point. Des études effectuées récemment ont montré que la quantité de rotation dans un top spin « frappé » est effectivement plus importante que dans un top spin « rotation ». Ceci est dû à l’extrême accélération que subit la balle lors du contact avec la raquette, le geste pour effectuer un tel top spin étant toujours très rapide.

A noter qu’il existe un coup appelé un « contre top spin ». Lorsqu’un joueur effectue un top spin, son adversaire peut effectuer un autre top spin (s’il en a le temps), c’est un coup de contre-attaque. On peut différencier le « contre-top » à la table du « contre-top » effectué à mi-distance de la table. Ces deux coups sont réservés aux joueurs de bon niveau, et nécessitent une condition physique et une réactivité importantes.

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Le side spin

Alternative au top spin, ce coup permet de donner un effet latéral à la balle en plus du lift. Il s’effectue presque comme un coup classique mais la raquette doit frotter la balle sur le côté, de l’arrière vers l’avant. C’est difficile à réaliser mais si l’adversaire n’est pas attentif, il peut facilement se faire surprendre car, au lieu de monter, la balle part sur le côté. On effectue généralement le side spin (ou « top spin latéral ») en coup droit. À noter que ce coup est souvent une technique appréciée des gauchers, car leur side spin arrive sur le revers adverse, avec de l’effet latéral qui force l’adversaire à se déplacer.

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La frappe

Théoriquement, le joueur n’imprime aucun effet à la balle, le geste se fait à plat et permet de faire un coup rapide, pour surprendre l’adversaire et essayer de finir le point. Généralement celui qui frappe la balle vise le revers de l’adversaire pour l’empêcher de prendre son coup droit. Quant à celui qui défend, il cherchera à viser le coup droit du frappeur pour qu’il ait un angle moindre du côté revers car si le frappeur tape dans le coup droit le défenseur pourra contre frapper.

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Le flip

Ce coup est effectué sur une balle très courte, au dessus de la table. Seul le poignet effectue le mouvement. Si la balle est coupée, il faut passer par dessous et la lifter avec le poignet. Si elle est liftée, on peut fliper en donnant une petite claque à la balle. C’est un coup d’attaque. Il est toujours soit très long ou très croisé. Dans le cas contraire c’est offrir une belle balle de frappe. Il est souvent utilisé à haut niveau pour remettre les services coupé à l’opposé de l’endroit où le serveur se tient (dans le cas d’un service chinois au pivot, par exemple).

A noter qu’en général, la jambe gauche est en avant (pour les droitiers), alors que pour le flip, c’est la jambe droite qui doit avancer et se placer sous la table, en effet cela permet d’avoir plus de force et un bras « plus long » afin de mieux toucher la balle. Mais pour jouer un coup droit ou un revers, la position la plus préférable est les pieds parallèles.

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Tactiques et étoiles

Attaque ou défense

Il existe deux tactiques de base : le jeu d’attaque (ou jeu offensif) et le jeu de défense. Le premier consiste à déborder l’adversaire par des frappes plus rapides, plus précises ou comportant des effets dont il ne peut pas remettre. Le second, par une remise régulière, incite l’adversaire à prendre des risques qui l’amèneront à la faute.

Les défenseurs privilégient les effets coupés, qui empêchent le joueur attaquant de frapper, tandis que les joueurs attaquants préfèrent d’une manière générale les effets liftés (topspin) et les frappes rapides, souvent « plates » c’est-à-dire sans effet. La défense coupée s’effectue sur (frappe) et la défense liftée sur le coupé car il est très difficile de remettre une balle gênante coupée quand on la reçoit liftée.

Depuis quelques années, on voit apparaître un nouveau style de défense dite « moderne » ou « active », où le joueur défend essentiellement en revers avec un revêtement à picots longs ou courts, mais démarre dès qu’il en a la possibilité en attaque de coup droit puissante et rapide, dans le but de gagner le point rapidement. Les principaux joueurs actuels de ce style sont Ding Song (Chine), Joo Se Hyuk (Corée du Sud), Chen Weixing (Autriche), Hou Yingchao (Chine) et Panagiotis Gionis (Grèce).

 

Le placement

Les bons joueurs savent aussi utiliser les placements pour se mettre en position de force par rapport à l’adversaire. Cela consiste à soigner son propre placement pour être toujours à la bonne distance de la balle quand elle arrive sur son côté de table, et à obliger l’adversaire à se mettre dans une position difficile pour lui : trop loin de la table ou trop sur le côté. Il s’agit de le faire se déplacer pour qu’il se fatigue, qu’il soit surpris ou qu’il perde de la précision ; en général cela consiste à le « balader » (terme consacré) de gauche à droite de la table ou à l’obliger à reculer puis à avancer précipitamment dans l’espoir qu’il se fatigue ou qu’il rate son renvoi.

De plus, les effets peuvent être fonction du revêtement utilisé. Ainsi un « anti-top » par définition sert à contrer un topspin et annule donc l’effet tandis qu’un « picot long » catapulte la balle en lui donnant des effets difficilement prévisibles et bien souvent inversés.

Voir aussi : Les déplacements au tennis de table

Le service

Le service est aussi un moment tactique crucial, car le serveur dispose d’un avantage important sur son adversaire puisque c’est lui qui décide de la vitesse et de l’effet donné à la balle, il prépare donc déjà sa troisième balle. Il est impératif pour un joueur de soigner son service, car contrairement au tennis, le serveur ne bénéficie pas d’un deuxième service. Le plus souvent le service est accompagné d’un effet lifté, coupé ou latéral. Il permet au joueur qui sert d’obtenir de la part de son adversaire un « retour » qui lui convient.

La voie est étroite entre un service réussi mais trop facile pour l’adversaire qui prend ainsi le contrôle de l’échange, et un service rapide ou avec beaucoup d’effet, mais difficile à réussir. Bien servir est un apprentissage long et difficile. Les entraîneurs diront que le service est le tiers du point car après avoir fait un service gênant on obtient généralement une balle facile à jouer qui permet de clore le point (trois touches de balle pour faire un point).

En savoir plus : les types de service au tennis de table

Etoiles sur les balle de ping-pong

  • 1 étoiles : Pour un jeu de type loisir.
  • 2 étoiles : Pour un jeu plus soutenu.
  • 3 étoiles : Pour la compétition.

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